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Le bilan est particulièrement lourd, dimanche 21 avril, après une série d'attaques d'une violence exceptionnelle au Sri Lanka. Des explosions coordonnées ont eu lieu dans la matinée dans plusieurs hôtels de luxe et des églises où était célébrée la messe de Pâques. Quelques heures après ces premières attaques, deux nouvelles explosions ont été entendues dans un autre hôtel et un lieu indéterminé, dans des villes situées en banlieue de Colombo, la capitale du pays. On compte pour l'heure plus de 150 morts, dont 35 étrangers. Cette vague d'attentats n'a toujours pas été revendiquée. Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait sur cette série d'explosions. 

Où ont eu lieu les attaques ? 

Au total, huit lieux ont été visés par des explosions coordonnées dans la matinée du dimanche 21 avril. Une série de déflagrations s'est d'abord produite dans plusieurs églises où les fidèles assistaient à la messe de Pâques. La première a eu lieu à l'église Saint-Anthony, à Katuwapitiya, au nord de Colombo, puis dans l'église Saint-Sébastien de Negombo, également située au nord de la ville. L'église évangélique de Batticaloa, dans l'est de l'île, a également été touchée.

Les explosions ont également visé trois hôtels de luxe de la capitale, situés en front de mer : le Shangri-La Colombo, le Kingsbury Hotel et le Cinnamon Grand Colombo. Une nouvelle explosion s'est produite un peu plus tard, en début d'après-midi, dans un hôtel de Dehiwala, une banlieue du sud de Colombo. Enfin, une huitième explosion a retenti en début d'après-midi dans un lieu non-précisé d'Orugodawatta, une banlieue du nord de Colombo, selon les autorités.

Combien y a-t-il de victimes ? 

Au moins 158 personnes, dont 35 étrangers, ont été tuées. Les attaques visant les trois hôtels de Colombo ont fait au moins 64 morts et au moins deux personnes ont péri dans l'explosion du quatrième hôtel à Dehiwala. A l'église Saint-Sébastien de Negombo, 67 personnes ont trouvé dans la mort et 25 autres dans l'église de Batticaloa. 

Un jeune Portugais d'une trentaine d'années a été tué alors qu'il se trouvait dans l'un des hôtels pris pour cible à Colombo, a indiqué la consule du Portugal sur place. Les autres Portugais présents au Sri Lanka "vont tous bien", a-t-elle précisé.

Le bilan pourrait s'aggraver car on dénombre plus de 300 blessés dans ces attaques, d'après les hôpitaux locaux. 

Quelles sont les réactions ? 

Toutes les célébrations de Pâques ont immédiatement été annulées dans le pays. Les écoles resteront fermées lundi et mardi, a fait savoir le ministre de l'Education. Le président sri-lankais a rapidement ordonné le déploiement de l'armée dans les points sensibles de la capitale dont l'aéroport international de Colombo. Un couvre-feu a été établi par les autorités à partir de 18 heures, heure locale. L'accès aux réseaux sociaux et aux services de messagerie a été interrompu par le gouvernement pour lutter contre les fausses informations. 

Le Premier ministre sri-lankais a fustigé des "attaques lâches" et appelé les pays à l'unité tandis que le ministre des Finances parle sur Twitter d'une "tentative coordonnée pour provoquer des meurtres, le chaos et l'anarchie". 

Sur place, une journaliste précise que de nombreuses personnes se pressent pour donner leur sang. 

Sur Twitter, l'ambassade de France au Sri Lanka a, elle, exhorté ses ressortissants à se tenir "éloignés des lieux publics" et à éviter "tout déplacement".

Plusieurs responsables politiques français ont également réagi à ces attentats. Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale, a dit sur Twitter sa "solidarité avec tous les catholiques, visés parce qu'ils vivent leur foi, en ce jour de Pâques", tandis que Benoît Hamon, tête de liste du mouvement Génération.s aux élections européennes, a dit son "dégoût" face aux "attentats perpétrés contre les fidèles réunis lors de la messe de Pâques dans plusieurs églises au Sri Lanka"

Ces attentats ont-ils été revendiqués ? 

Les attaques n'ont pas encore été revendiquées mais le chef de la police nationale avait alerté ses services il y a dix jours à propos d'un mouvement islamiste appelé NTJ (National Thowheeth Jama'ath) qui projetait "des attentats suicides contre des églises importantes et la Haute commission indienne".

De leur côté, les associations chrétiennes disent être confrontées à des manœuvres d'intimidation de plus en plus appuyées de la part de certains moines bouddhistes extrémistes ces dernières années. Les tensions interreligieuses se sont en effet intensifiées sur l'île : l'an dernier, des heurts ont éclaté entre la communauté bouddhiste cingalaise, majoritaire dans le pays, et la minorité musulmane.

Le président sri-lankais a chargé une unité spéciale de la police et de l'armée d'enquêter pour déterminer qui a commis ces attentats.

Source de l'article : https://www.francetvinfo.fr/monde/asie/attentats-au-sri-lanka/sri-lanka-ce-que-l-on-sait-des-explosions-qui-ont-frappe-des-hotels-et-des-eglises-en-plein-dimanche-de-paques_3408631.html#xtor=RSS-3-[monde]
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